mardi 23 octobre 2007

Süri Ruawa (Potée Colmarienne)

Déjà fin octobre! C'est la saison des navets salés qui commence en Alsace. Pour ceux qui ne connaissent de la cuisine alsacienne que la charcuterie et la choucroute, voici une recette automnale bien de chez nous bien loin des boites sans goût de monsieur Saurin!

Ingrédients:
  • 300 g de navets salés par personne
  • Poitrine/Lard fumée (100-200 g par personne)
  • Palette fumée (100 g par personne)
  • 1 oignon
  • 1 gousse d'ail
  • Vin blanc (Edelzwicker)
  • Beurre ou saindoux
Préparation
  • Laver, égouter et presser les navets
  • Emincer finement l'oignon
  • Le faire suer dans une cocotte pouvant fermer hermétiquement (une Staub quoi!) avec un peu de beurre ou de saindoux
  • Répartir la moitier des navets dessus
  • Poser dessus la viande et l'ail écrasé, puis la seconde moitier des navets
  • mouiller jusqu'à recouvrir avec le vin blanc
  • poivrer (un peu de muscade et quelques clous de giroffle ou baies de genièvres est un plus)
  • Couvrir et porter à ébullition
  • Cuire au four pendant 1h30 (ou bien à feu doux pendant 1h-1h30, mais alors vérifier que ça n'accroche pas et ajouter du vin si nécessaire)
  • Dresser les navets sur un plat chaud
  • Poser dessus la viande coupée en tranche
Servir avec un petit Riesling ou un Edelzwicker

Alternative:
  • On peut rajouter des pommes de terres, des knack, des mombéliard cuites à part
  • On peut remplasser le lard par des jambonneaux

Tourte au vin blanc

Ingrédients:
  • 100 g de lardons
  • 300 g de viande de porc maigre
  • 1 carotte
  • 1 branche de celeri
  • 1 oignon
  • 1L de vin blanc (idéalement un Riesling ou un Edelzwicker)
  • 1 tranche de pain dur (si possible un pain complet, au noix, aux céréales...)
  • 5 cl de lait
  • 2 oeufs
  • sel
  • poivre
  • muscade
  • 2 clous de girofle
  • cumin
  • bouquet garni
  • beurre
  • 1 pâte à tarte feuilletée (c'est mieux si elle n'est pas déjà étalée)

Marinade
  • Découper la viande, les légumes et la moitier de l'oignon en petits morceaux
  • Faire mariner dans une jatte avec le vin, les épices et aromates
  • Ajouter le reste de l'oignon piqué des deux clous de girofle
  • Laisser reposer au minimum 24h
Précuisson de la viande
  • Prélever la moitier de la viande, les légumes
  • Faire revenir à feu vif dans un peu de beurre
  • Mouiller avec le vin et faire mijoter une heure à feu doux
  • Faire réduire le vin à feu vif jusqu'à ce qu'il reste moins d'1 cm de jus
Préparation de la farce
  • Mouiller le pain dur avec le lait et l'oeuf et malaxez le jusqu'il ne reste qu'une boullie presque uniforme
  • Mélanger le reste viande crue avec la viande cuite et les légumes, et hacher le tout au mixeur puis ajouter à la bouillie
  • Ajouter les lardons et mélanger le tout jusqu'à avoir une pâte uniforme
  • Ajouter le fond de vin jusqu'à avoir une pâte légèrement humide
Préparation de la tourte
  • Faire un pain avec la farce d'environ 4 cm d'épaisseur
  • Etaler la pâte jusqu'à avoir un rond d'environ 3-4mm d'épaisseur
  • Positionner le pain de farce au milieu
  • Rabattre les bord de la pâte pour avoir une tourte hermétique
  • Sceller avec un peu d'eau
  • Faire un petit trou au milieu
  • Avec la pointe d'un couteaux faire des traits sur la pâte
  • Cuisson à four chaud (180°- thermostat 6) pendant 1h
  • 10 minutes avant la fin de la cuissson badijeaonner avec un oeuf battu pour faire dorer la pâte
  • servir avec de la salade verte et de la salade de pomme de terre
Vin conseillé pour ce repas: 1 Riesling assez fruité

lundi 3 septembre 2007

Théothèque...

Ma théothèque actuelle:

Thé vert:
  • Tai Ping Hou Kui (Primeur)
  • Yong Xi Huo Qing (Primeur)
  • Xue Ha (Primeur)
  • Jing Huan Ming (Chine, en provenance directe de Pékin, merci Papa!!!)
  • Sencha Ariake (Japon)
  • Sencha Supérieur (Japon)
Wu Long:
  • Tie Guan Yin
  • Butterfly of Taiwan
Pu er:
  • Pu Er grande feuille (1998)
Aromatisé:
  • Thé des moines
  • Blue of London
  • Lorelei
  • Thé du Hammam
  • Thé des Alizés
  • Thé de Noel
  • Montagne Bleue
Les Thés qui m'ont marqués

Thés Verts:
  • Long Jing (le classique de chez classique)
  • Gu Zhang Mao Jian, et ne me demandez pas pourquoi
  • Ping Cha (Mon premier primeur)
  • Tchaé de Lipton (Mon premier thé vert)
Thés Noirs
  • Pettiagalla (Ceylan, un des très bons thés noirs)
  • Sam Bodhi
  • Lipton Yellow (Mon premier thé)

mercredi 22 août 2007

Vert primeur...

L'été, ça rime d'habitude avec vacances, plage, soleil et farniente... Pour le théophile que je suis, ça rime aussi avec thés verts primeurs de Chine. D'autant plus que cette année je n'ai eu droit ni aux vacances, ni à la plage, ni au soleil, et surtout pas au farniente, stage de fin d'étude oblige.

Alors, en ce mois d'octobre, qui a été avancé en 2007 de trois mois, une bonne tasse de thé redonne chaleur, confiance en soi et vigueur. Au moins peut-on espérer que Noël suivra la météo et arrivera le 24 octobre (on peut toujours espérer).

L'été maintenant se finit (s'il a jamais commencé), la saison des primeurs aussi. Alors laissez moi vous présenter mes découvertes de cette année.

Attention, tous ces thés sont des exceptions qui n'arrivent qu'une fois l'an. Et malheureusement, ce qui est rare est cher.

Le premier: le Xue Ha, un "flocon de neige".
Origine : Fujian, Chine

Presque aussi clair que de l'eau, cet habit de caméléon cache un thé haut en couleur. Il n'a pas la puissance des thés verts primeurs, mais développent des arômes subtiles frais et légèrements anisés.

Mais ce n'est qu'avec le temps que ses vrais arômes se développent, si bien quelques minutes après, il nous laissera un merveilleux souvenir de châtaigne grillée.

Voilà un thé très long en bouche, très frais, mêlant des arômes subtils à des notes gourmandes inédites.

Tant par son prix que par goût pas trop "vert", je pense que c'est le meilleur thé pour découvrir les Chinois primeurs. Attention, c'est un primeur, un thé d'exception... ça reste tout de même cher (comptez 18€ les 100g).

L'extraordinaire, le Yong Xi Huo Qing, le "Feu vert de Yong Xi"
Origine : Anhui, Chine

Selon une recette remontant à l'époque Ming (pour dire que ça fait longtemps), les feuilles du Yong Xi Huo Qing sont roulées en petites boules très serrées (un peu comme le Gunpowder) qui se déferont et laisseront apparâitre de grandes feuilles au fur et à mesure de l'infusion.

Ce thé est exceptionnel par son goût, sa puissance et sa longeur en bouche. Son nom dit déjà tout. Après un attaque très douce et complexe, légèrement marine, un peu légumineux (courgette, artichaut...), il s'allumera soudainement dans votre bouche un "feu vert", un goût intense, très frais et végétal, d'herbe coupée, venu d'on ne sait où. Les chinois parlent d'un feu follet pour le décrire.

Et comme pour tous les thés verts, ceci d'accompagne d'une sensation subite de bien-être qui envahis tout le corps pour finir par englober tout l'univers.

C'est certainement ma plus belle découverte de l'été, et j'espère qu'on pourra retrouver cette rareté en France, l'an prochain.

La Star : le Tai Ping Hou Kui, le "roi des singes de Tai Ping"
Origine : Anhui, Chine

Ce thé est cultivé dans le comté de Taiping, près de la montagne Huang Shan, dans la province de l’Anhui. La légende raconte que les théiers poussaient sur de dangereuses pentes raides qu’aucun homme ne pouvait escalader. Les villageois eurent alors l’idée d’entraîner des singes à cueillir les hautes feuilles de thé. On donna alors au précieux thé le nom de « Roi des singes ».

C'est certainement l'un des dix thés les plus célèbres en Chine, élu "Roi des thés" en 2004. En attaque on retrouve une note végétale presque anisée, alliée à une note florale d'orchidée qui laisse vite place à un goût plus fleuri, plus fruité, avec toutefois une petite note iodé et minéral.

C'est l'un des thés verts les plus complexes et les mieux équilibré. Peut-être le nec plus ultra des thés verts primeurs.

Les photos viendront sous peu!

Comme vous l'avez surement deviné, j'ai hâte d'être à l'année prochaine... Peut-on parler de goumandise en matière de thé? Si aucun mot n'existe, alors il faudra en inventer un...

Toujours en vie...

Cinq mois d'absence... Mais j'existe toujours. Pour me disculper, je dirais que ces derniers temps ont été relativement mouvementés:
  • Déménagement de Nantes vers Paris dans un petit studio sans cuisine (ou presque)
  • Stage de fin d'étude
  • Vie en solitaire pendant trois mois...
Rien qui donne envie de remettre le tablier. Couteaux, poëles et casseroles ont été reléguées au fond du placard. Mais je reviendrais bientôt, avec plein de recettes en tête, dès que j'aurais trouvé un antre un peu plus confortable pour m'adonner sérieusement à mes études alchimiques et culinaires.

Et j'ai trouvé d'autres sujets à partager avec vous: Thé, vins, restaurants...

Alors à bientôt...

dimanche 4 mars 2007

Piperade en vérrine aux pétales de jambon croustillant.

Comment peut-on en deux coup de cuillère en bois, avec trois fois rien d'autre que ce qui se trouve dans vos placard ou dans votre caba hebdomadaire rendre fou votre petite amis, épater votre belle-mère (même si elle ne l'avouer jamais), votre mère jalouse (car elle ne sait pas ce qu'est une poëlle, excuse monmon)?

Vous êtes prêt(e)(s) à accepter la révélation? Alors armez vous d'une poelle, d'une cuillère en bois, 1 grand verre par personne...

Trouvez dans vos armoires:
  • Du jambon sec/cru/fumé (1-2 tranche par personne)
  • 1 tomates/personnes
  • 1/2 poivron rouge par personne
  • piment d'espelette
  • 1 oeuf
  • huile d'olive
Et maitenant même si vous n'êtes pas un grand cuisto, si vous faites coller vos pâtes, crâmer vos oeufs... enfilez votre plus beau tablier (celui où il y a marqué: "C'est vous le Chef")... Et c'est parti:
  • Découper les poivrons en lamelles de 1cm e large
  • Monder les Tomates:
    • Faire bouillir de l'eau
    • Découper une petite croix sur le cul de la tomate
    • Plonger les tomates 1 min dans l'eau
    • Puis les passer sous l'eau froide
    • La peler
  • Découper la tomate en gros cubes
  • Déchirer les tranches de jambon en pétales
  • Les faire griller dans une poelle sans graisse et les poser sur une feuille d'essui-tout
  • Dans la poelle ajouter une peu d'huile d'olive et faire revenir les légumes
  • Les saler
  • Ajouter une pointe de piment d'Espelette
  • Ajouter un demi verre d'eau et laisser les légumes fondre à feu doux (5-10 min)
  • Répartir la moitié dans les verres et recouvrir avec du jambon
  • Casser un oeuf dans le reste de la préparation er remuer vivement pour avoir une préparation assez uniforme
  • Répartir dans les verres
  • Décorer avec les pétales de jambon
  • Servir chaud

Goulasch de Boeuf et Porc - Recette Slovaque

Recette de ce midi!

Petits souvenirs de mes vacances à Prague, cet été, je voulais retrouver les goûts de la Tchequie. J'ai donc décidé de faire un Goulasch à la bière, il faut parfois modifier ses habitudes. Une recette plus paysanne que les recette goûtées dans les "Restoraçie" de "Praha", mais c'était tellement bon.

Ingrédients:
  • 200 g de boeuf à bourguignon
  • 200g de porc
  • 50 cl de bière (pas trop amère, sinon le goulasch en sera moins bonne)
  • 5 g de beurre
  • 1 poivron vert
  • 4-5 tomates ou 1 boite de concentré
  • 4 gros champignons blanc
  • 1 cc de paprika
  • 1 cc de piment doux (ou 1/2 de piment fort)
  • 1 carreau de sucre
  • sel, poivre du moulin
Préparation:
  • Découper la viande en gros cubes
  • Emincer les légumes en fines lamelles
  • Dans une cocotte faire revenir la viande dans le beurre chaud
  • Ajouter les légumes et lorsque la viande est bien grillée ajouter la bière et 50 cl d'eau
  • Ajouter le paprika, le piment, 5 tours de poivre du moulin, le carreau de sucre et 2 pincées de sel .
  • Laisser mijoter à feu doux
  • Lorsque la bière à réduit de moitié ajouter la tomate
  • Laisser réduire à feu moyen, de sorte à ce qu'il reste juste ce qu'il faut de sauce
  • Servir avec des nouilles, des spaetzle, des knedikly
Autre idée, couper la viande plus finement, laisser plus de jus, ajouter des petites pâtes et servir comme un soupe. Marche aussi avec la recette de goulasch à la hongroise